Cristina Branco
Hier soir j'ai eu la chance d'assister au concert de cette fabuleuse chanteuse de Fado, au Bataclan petite salle de concert parisienne.
Le concert était précédé d'une première partie, un jeune pianiste italien italien dont j'ai oublié le nom, dont le style de musique était bien different de celui de Branco. Il jouait une sorte de jazz experimental.
Il a quand meme eu un joli succes dans la salle.
distante, Cristina Branco est un assemblage de paradoxes. Le premier est qu'inexplicablement, celle que l'on considère comme "la nouvelle voix du fado" ou "l'héritière d'Amalia" n'est que peu connue dans son Portugal natal, alors que les Pays-Bas et la France lui réservent des standing ovations dans des salles prestigieuses, comme l’Olympia l’an dernier. Une autre chose incroyable chez Cristina : son immersion totale dans la musique, doublée d'une étonnante faculté de détachement.
Bouleversante, elle chante les yeux fermés et emporte les spectateurs dans des flots d'émotion. Mais dès que le concert est terminé, elle redevient cette jeune femme sage et un peu en retrait. "Le fado, c'est la nostalgie, le vague à l'âme", confiait-elle dans une interview. Mais cela peut être aussi le bonheur de la vie, les choses légères et gaies. Au risque de déplaire, je bouscule un peu certaines règles traditionnelles." Mais elle les bouscule avec tant de talent, que c'est ça qui justement nous plaît.




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